Dans un courrier adressé au 1er Ministre, Michèle TABAROT réclame une réaction en urgence des pouvoirs publics à la hauteur du drame qui se déroule actuellement à l’EHPAD « La Riviera » de Mougins, dans sa circonscription, où 34 décès liés au coronavirus ont déjà été constatés. Elle écrit :

J’ai précédemment saisi le Ministre des Solidarités et de la Santé par un courrier demeuré à ce jour sans réponse. Aujourd’hui il apparait que, malgré l’alerte donnée, la situation ne cesse de s’aggraver. Aucun dispositif n’a été trouvé pour isoler efficacement les résidents non-encore infectés. La configuration de cet établissement ne le permet pas. Dès lors, je ne comprends pas pourquoi une solution permettant d’extraire les personnes non-malades n’a pas encore été mise en œuvre.

De plus, je sais que le Centre Hospitalier de Cannes est prêt à apporter un soutien médical renforcé, y compris au sein de l’établissement, ce qui s’avère impératif.

Il peut le faire sans délai mais n’a reçu aucun ordre de mission, ni aucun cadre permettant une telle intervention qui, vous le comprendrez, ne peut s’envisager sans mode opératoire définit clairement au niveau des administrations de l’État.

Je compte sur vous pour donner dès à présent toutes les directives qui s’imposent afin que les A.R.S puissent produire très rapidement des ordres de mission clairs à destination des hôpitaux qui sont en mesure d’intervenir en soutien des EHPAD au sein desquels des cas de coronavirus ont été détectés.

C’est une situation d’urgence absolue dont vous avez pleinement conscience. Je compte sur votre détermination à agir dans l’intérêt des résidents de l’EHPAD de Mougins et de tous ceux qui sont ou seront concernés en France.

Dimanche 5 avril, des agents de la police municipale du Cannet ont été victimes d’une intolérable agression alors qu’ils procédaient au contrôle d’individus qui, malgré les consignes de limitation des sorties, consommaient de l’alcool en grande quantité sur la voie publique.

Deux d’entre-eux, fortement alcoolisées, se sont livrés à des actes d’une violence inouïe et absolument inexcusables. Ils ont été appréhendés dans la foulée par la police municipale et conduits au commissariat de Cannes. Aux côtés de ses agents, la ville du Cannet s’est aussitôt constituée partie civile.

Avec Yves Pigrenet, nous saluons la rapidité avec laquelle la Justice a prononcé des sanctions allant jusqu’à la prison ferme pour l’un des auteurs.

Nous réaffirmons notre soutien le plus total à notre police municipale et à nos fonctionnaires mobilisés sur le terrain pour veiller au bien-être de chacun et au respect des règles qui doivent permettre d’éviter la propagation du virus.

Le comportement déplorable de ces individus ne doit pas nous faire oublier que, dans leur très grande majorité, nos administrés respectent les exigences du confinement et nous les en remercions.

La situation inédite qui traverse notre pays nous amène à modifier notre quotidien d’une manière que nous n’aurions sans doute jamais pu imaginer

Dans leur très grande majorité, les Français acceptent les nouvelles règles qui leur sont imposées pour limiter la propagation du virus. Le combat est loin d’être gagné et tout relâchement dans notre vigilance serait coupable.

Nous le devons à nos personnels soignants qui sont admirables et qui, chaque jour, mettent leur vie en péril pour en sauver d’autres.

Nous le devons aussi à ceux qui poursuivent leur activité pour permettre aux Français de continuer à avoir accès aux produits de première nécessité.

Nous le devons aussi aux Policiers, Gendarmes, Militaires, Pompiers et à tous les fonctionnaires mobilisés pour veiller à la sécurité de tous, faire vivre la solidarité et assurer la continuité du service public.